
Publications et presse
Depuis les annees 1990, Pierre Lafrance contribue a la diffusion du savoir gemmologique a travers des publications, des entrevues et des collaborations avec la presse specialisee.
Terra Geoidalis Tellurica (1999)
Terra Geoidalis Tellurica est un guide de référence gemmologique publié en 1999 par Pierre Lafrance, GG (GIA), du Laboratoire Gem Québec. L'ouvrage couvre 61 pierres précieuses et semi-précieuses avec des fiches détaillées incluant la formule chimique, le système cristallin, la dureté Mohs, la densité relative, l'indice de réfraction, la biréfringence, l'éclat, la transparence, le pléochroïsme, la fluorescence UV, le clivage, la dispersion, les couleurs, les gisements principaux et les valeurs au carat en dollars canadiens (1998).
Ce livre a été distribué gratuitement dans des écoles du Québec afin d'initier les jeunes à la gemmologie, une science qui allie la physique, la chimie, la géologie et l'art de la taille.
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Entrevue dans le Courrier Laval (1998)
Le Courrier Laval, journal régional de Laval au Québec, a consacré un article à Pierre Lafrance et au Laboratoire Gem Québec en 1998.
L'entrevue couvre le parcours de Pierre Lafrance en tant que gemmologue diplômé du Gemological Institute of America (GIA), ses voyages internationaux d'approvisionnement en pierres de couleur (Colombie, Birmanie, Sri Lanka, Madagascar, Tanzanie), les services offerts par son laboratoire indépendant à Laval, et son engagement envers la diffusion du savoir gemmologique, notamment à travers la distribution gratuite de son livre de référence aux écoles du Québec. L'article aborde également ses conférences données lors d'événements gemmologiques internationaux ainsi que sa vision de l'évolution de la gemmologie face aux nouvelles technologies de traitement et à l'arrivée des pierres synthétiques sur le marché.
Lisez l'article : Internet Archive
The Canadian Lapidary (1998)
(Anglais seulement,Traduction)

Lorsque BHP Diamonds a annoncé le développement de la mine Ekati dans les Territoires du Nord-Ouest, c'était plus qu'une étape géologique. C'était un moment qui posait à chacun d'entre nous, dans la communauté minérale canadienne, une question simple : pouvons-nous faire les choses correctement?
J'ai eu le privilège de participer, dans une modeste capacité technique, au long processus qui a mené à la signature de l'Accord d'évaluation environnementale le 6 janvier 1997, à Yellowknife. Mon rôle se limitait à la révision des annexes minéralogiques et à la vérification des données techniques, mais cela m'a donné une place aux premières loges pour assister à quelque chose de remarquable.
Ce qui m'a le plus frappé, ce n'était pas la kimberlite. Les géologues savaient depuis des années que les cheminées sous le lac de Gras étaient prometteuses. Ce qui m'a frappé, c'était la table elle-même. Autour d'elle siégeaient des représentants des Dogrib, des Akaitcho, des Premières Nations du Traité 8, des Métis, du gouvernement des Territoires du Nord-Ouest, d'Ottawa et de BHP. Chaque voix avait le même poids.
Dans les années 1980, cela ne se serait pas produit au Canada. Pas comme ça. L'accord d'Ekati reposait sur une consultation véritable, pas sur du cérémonial. Les protections environnementales inscrites dans l'accord, incluant les corridors de migration du caribou, la surveillance de la qualité de l'eau et les obligations de remise en état des terres, n'étaient pas des ajouts de dernière minute. C'étaient des conditions.
Je me souviens de séances où les aînés parlaient des sentiers de caribous que leurs familles avaient suivis depuis des générations. Les ingénieurs écoutaient. Pas par politesse. Ils écoutaient parce que l'accord l'exigeait, et parce que les gens dans cette salle comprenaient qu'une mine ne signifie rien si la terre sur laquelle elle repose est diminuée.
La kimberlite d'Ekati est riche. Les diamants sont réels. Mais une cheminée riche ne garantit rien à elle seule. La nature fait ce qu'elle veut, pas ce que nous écrivons dans nos projections. Ce qui compte, c'est notre comportement lorsque les projections sont bonnes, si nous nous précipitons ou si nous procédons avec le soin que la terre exige.
Le Canada a choisi le soin. L'accord d'Ekati n'est pas parfait. Aucun accord ne l'est. Mais il a établi une norme. Il a prouvé qu'un projet minier majeur sur un territoire autochtone pouvait commencer dans le respect plutôt que de l'ajouter après coup.
En tant que gemmologues, nous passons nos carrières à étudier ce qui sort de la terre. Nous évaluons la pureté, nous mesurons la couleur, nous certifions l'origine. Mais nous ne nous demandons pas assez souvent comment cette pierre a été mise au jour. Ekati nous donne une réponse dont nous pouvons être fiers.
Les premiers diamants commerciaux du Nord canadien arriveront sur le marché cette année. Ce seront des pierres propres, dans tous les sens du terme. Cela compte. Cela devrait compter pour chaque gemmologue, chaque négociant et chaque collectionneur qui lit ce magazine.
J'ai quitté Yellowknife avec un profond respect pour les gens qui ont bâti cet accord, chacun d'entre eux. J'espère que cette mine deviendra un modèle, et non une exception.
Pierre Lafrance, GG Laboratoire Gem Québec Laval, Québec
The Canadian Lapidary, 1998
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Le Botswana n'a pas seulement protégé ses diamants. Il a redéfini ce qu'un diamant signifie.
Pierre Lafrance Laboratoire Gem Québec
Article pour l'Afrique mais aussi publié par le Canadian Institute of Gemmology (CIGem Gemlab), cigem.ca, 2026
Analyse stratégique de la décision du Botswana de repositionner le diamant naturel comme produit premium par l'identité, la provenance et la traçabilité plutôt que par le prix. L'article examine la décision du Gemological Institute of America (GIA) de 2025 de cesser d'appliquer les 4Cs aux diamants synthétiques, la distinction réglementaire internationale désormais appliquée entre diamants naturels mesurés en carats et diamants synthétiques mesurés en grammes, ainsi que la position défendue par la ministre Bogolo Joy Kenewendo lors du Mining Indaba 2026 au Cap.
Sujets traités dans l'article :
• Décision GIA 2025 sur la séparation des 4Cs entre diamants naturels et diamants synthétiques
• Partenariat Debswana entre la République du Botswana et De Beers, répartition des revenus et réduction de production 2025
• Données de marché du diamant synthétique : part de marché de 20 %, rabais de 30 à 40 % sur les prix
• Empreinte environnementale et énergétique des procédés HPHT et CVD de synthèse
• Comportement d'achat Génération Z et positionnement identitaire de la pierre précieuse
• Chaînes d'approvisionnement responsables, traçabilité et provenance dans la gemmologie contemporaine
Lire l'article (publication CIGem Gemlab) : cigem.ca
Pierre Lafrance, GG (GIA), Laboratoire Gem Québec

Pierre Lafrance est gemmologue diplômé (GG) du Gemological Institute of America (GIA) et chef de laboratoire au Laboratoire Gem Québec, situé à Laval, Québec, Canada. Il se spécialise dans l'identification, la certification, la détection de traitements et la détermination d'origine des pierres précieuses et semi-précieuses à l'aide d'instruments analytiques avancés incluant la spectroscopie Raman, le LA-ICP-MS et l'imagerie Micro-CT.
Lisez l'article : Internet Archive
